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La Communauté des Béatitudes est une
communauté de vie et de prière qui fait partie des « Communautés
Nouvelles » nées dans l’Eglise Catholique après le Concile Vatican II.
Fondée par deux couples, elle regroupe actuellement plus de 1500 personnes
réparties dans 74 maisons à travers le monde.
Vie contemplative et apostolique forment les deux facettes d’un même désir de
se consacrer à Dieu au cœur de l’Eglise. Tous les états de vie y sont
représentés : couples et familles avec enfants, frères et sœurs
célibataires, célibataires consacrés dans le célibat, diacres et prêtres. La
vie fraternelle est centrée sur l’Eucharistie, l’adoration du Saint Sacrement
et les offices liturgiques.
Charles de Foucauld
« En
consacrant chaque jour un certain temps à la lecture, à des lectures bien choisies, vous ne tarderez
certainement pas à être beaucoup plus contents de vous même et à vous sentir
affermis, encouragé, plus fort, plus paisible, plus plein de foi d’espérance et
de charité, plus heureux, heureux du bonheur intérieur que Dieu donne aux âmes
de bonne volonté ».
Cette collection propose des livres assez courts, chacun abordant un thème précis et donnant l’essentiel de la foi sur ce thème.
Ils sont regroupés en trois séries :
·
Spiritualité
·
Bonheur chrétien
·
Renouveau et charismes
Dans un langage simple et accessible à tous, ils font le point sur un sujet et offrent de nombreux conseils pratiques pour avancer dans la vie spirituelle.
Grâce à leur petit format ils se glissent facilement dans la poche et sont ainsi un compagnon de route idéal.
Collection PneumathèqueElle regroupe des ouvrage qui expriment la grâce propre et la spiritualité du Renouveau Charismatique telles qu’elles sont vécues dans les groupes de prière et les Communautés nouvelles, tant dans l’Eglise Catholique que dans d’autres confessions chrétiennes.
Collection Le Verbe de VieElle regroupe des ouvrages proposés par une autre communauté nouvelle, la Communauté du Verbe de Vie.
Cardinal
Poupard
Président
du Conseil Pontifical pour la Culture
Malgré toutes les inventions modernes, le livre demeure un moyen de communication "fondamental…
Pour la culture, et en dépit de tous les "prophètes de malheur", le livre, malgré toutes les inventions modernes comme la radio, la télévision, Internet, les CD, les cassettes, demeure fondamental.
Plus que tous les autres, en effet, il "permet la réflexion". On le lit, on peut revenir sur tel ou tel point, approfondir ses connaissances et sa réflexion.
Le livre religieux a un rayonnement très large, à commencer par la Bible - best-seller mondial - en passant par les ouvrages théologiques, spirituels, liturgiques, et par "tout ce qui permet d'explorer les richesses infinies du mystère chrétien": projets pastoraux, moyens de catéchèse, recherches philosophiques, études sociales, œuvres littéraires, etc….
Il rend témoignage à la vitalité de la foi de l'Eglise, et contribue en même temps à l'avènement d'un "nouvel humanisme". Il nourrit non seulement la culture religieuse mais la culture en général, et permet de faire partager nos convictions sur l'homme, la femme, la famille, le travail, l'économie, la société, la politique, la vie internationale, la nature, l'environnement, et surtout sur Dieu, qui en est "la source et le fondement".
(lors de l’inauguration de la Biennale du livre religieux au Centre culturel Saint-Louis de France, Rome, 2001)
Nous reproduisons ci dessous un article de Claude Brenti, Directeur des Editions des Béatitudes paru dans la revue Troas en Nov 2001.
Il est commun de souligner l’importance des lectures dans la vie spirituelle. Jean-Paul II l’a rappelé récemment en écrivant : « Il est nécessaire que l’écoute de la parole devienne une rencontre vitale selon l’antique et toujours actuelle pratique de la lectio divina[1] ». Thérèse d’Avila avait déjà souligné que « la lecture, si courte soit-elle est d’un très grand secours pour arriver à se recueillir[2] ». Le père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus ajoute : « la lecture fournit à l’oraison son aliment »[3].
Mais le livre de spiritualité n’a-t-il un rôle à jouer que dans la vie intérieure et personnelle du chrétien. Ne continue-t-il pas, aujourd’hui comme hier, à être un outil missionnaire précieux au service de la Nouvelle Evangélisation ?
Le premier, dans l’histoire chrétienne, à utiliser un livre pour son activité missionnaire, c’est Jésus lui-même. A Nazareth, il inaugure sa prédication en prenant un livre en lisant un passage du prophète Isaïe qu’il « trouve » et qu’il commente (Luc 4,16-20).
Beaucoup de missionnaires garderont cette pratique de prêcher « bible en main » pour s’y référer régulièrement et souligner que leur parole n’est pas leur opinion personnelle mais s’appuie sur la Vérité révélée inscrite dans un livre.
C’est, d’une certaine façon, ce que Dieu avait déjà demandé à Moïse quand Il écrivit sur des tables de pierre les paroles de l’alliance, les dix paroles. Ainsi Dieu faisait connaître sa Loi, sa volonté, non par une simple parole d’homme, fut-elle inspirée comme celle d’un prophète, mais en la gravant dans la pierre, pour que le Peuple puisse la garder, la mettre en pratique dans sa vie quotidienne, pour qu’elle soit une référence, un guide, un pédagogue dira le psaume 119.
Jésus lui même n’a pas écrit. Sauf une fois, sur le sol, avec son doigt, quand les scribes et les pharisiens lui demandèrent s’ils devaient lapider une femme prise en flagrant délit d’adultère. Le sens de ce geste reste obscur mais le message de Jésus ne l’est pas. En effet, le seul moment où Jésus « écrit », c’est dans un contexte où il invite au pardon gratuit, à la miséricorde, et à la conversion. C’est le cœur du message évangélique. C’est le centre de toute la littérature chrétienne.
Dans le texte cité plus haut, Jean-Paul II précise que la lecture méditée de la Parole de Dieu permet une rencontre vitale.
Plusieurs saints ont fait cette expérience, qui sera à l’origine de leur conversion et de leur vocation tout quitter pour « suivre Jésus » et annoncer sa Parole : saint Antoine, le père des moine, entrant dans une église entendit la lecture de l’Evangile et prit comme adressées à lui même ces paroles : « Va, vends ce que tu as, donne le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; viens, suis-moi ». St Augustin entendit une voix qui lui disait « prends, lis ! » Il ouvrit une bible et tomba sur le texte : « Ne vivez pas dans les festins, les débauches,… mais revêtez vous de Notre Seigneur Jésus-Christ » (Rom 13,14). « A peine ces lignes achevées, il se répandit dans mon cœur une lumière qui dissipa les ténèbres de mon amertume[4] » écrira-t-il dans ses confessions. Thérèse de Lisieux fit aussi une expérience très forte en ouvrant la bible « au hasard » alors qu’elle se demandait quelle était sa vocation. Elle tomba sur l’hymne à la charité chez St Paul (I Cor 13) et compris que sa vocation était d’être l’Amour au cœur de l’Eglise[5]. Plus récemment on peut citer Edith Stein qui prenant un livre au hasard dans la bibliothèque d’amis chez qui elle était, tomba sur la vie de Thérèse d’Avila écrite par elle même. « Je commençai à le lire, aussitôt je fus captivée et ne pus m’arrêter avant de l’avoir achevé. Quand je fermai le livre, je me dis : c’est la vérité [6] » On sait qu’Edith Stein, lut ce livre toute une nuit, que le matin elle se serait procuré un missel et un catéchisme et aurait commencé seule son instruction. C’est à la suite de cette expérience que la philosophe juive demanda à être baptisée.
Aujourd’hui encore le livre chrétien reste un canal privilégié de la grâce par lequel le Seigneur vient toucher le cœur de l’homme et lui révéler son amour.
Le livre a cette qualité particulière de véhiculer la parole qu’il contient en rejoignant chacun personnellement. Il s’introduit là où la prédication orale est difficile ou interdite. Il atteint des personnes qui n’entrent jamais dans une église. Il franchit les frontières linguistiques quand il est traduit.
Nous sommes toujours étonnés de recevoir des témoignages qui nous montrent jusqu’où va un livre et le bien qu’il peut faire. Par exemple quand une femme nous a écrit d’un pays musulmans pour nous dire le bien que fait le livre de Jo Croissant : « la femme ou le sacerdoce du cœur »[7]. Dans les débuts de notre activité d’édition, nous avons été encouragés par le témoignage suivant : un jeune agriculteur père de plusieurs enfants venait de perdre sa femme décédée d’une maladie. Il se retrouvait seul, devant élever ses enfants et gérer son exploitation. La seule chose qui le faisait tenir était de lire, seul, le soir, des passage du « Chemin de Croix » d’Ephraïm[8].
Un livre rejoint une personne dans son intimité, tel le « livre de chevet » qui est souvent le dernier compagnon de celui qui s’endort. Il peut être feuilleté pour donner une impression d’ensemble, consulté sur un sujet particulier, ou encore médité d’une façon approfondie comme le faisait ce rabbin très érudit qui restait longuement sur la même page, parce qu’elle continuait à lui parler, au grand étonnement de ses élèves qui croyaient qu’il s’assoupissait. Certains livres de témoignages, tel « la Croix et le Poignard » du pasteur David Wilkerson[9], sont à l’origine d’un nombre impressionnant de conversions simplement par le récit de la rencontre personnelle avec Jésus que fit cet homme et qui fut à l’origine de sa mission auprès de drogués à New-York.
Aujourd’hui l’on prend davantage conscience que chaque chrétien doit être missionnaire. On peut l’être en offrant un livre ou une Bible comme le font nos frères protestant à tous les couples qui se marient et comme le préconise Jean Paul II en écrivant : « il faut diffuser le livre de la Bible dans les familles[10] », ou encore en diffusant un simple évangile[11], qui touchera peut être les cœurs comme le fut celui de Saint Augustin quand il entendit « Prends et lis ». Car « Vivante est la Parole de Dieu » (Hébreu 4,12).
Nous reproduisons ci-dessous le texte publié par le comité permanent pour l'information et la communication de la Conférence des Evêques de France, à l'occasion des Journées chrétiennes de la communication, qui ont lieu du 1 au 7 février 2002.
Le christianisme n’est pas une religion du livre mais une
religion de la Parole. C’est Jésus Christ, le Verbe venu en ce monde, qui
révèle l’homme à lui-même et le conduit à Dieu. Pourtant les livres de la bible
(la biblia) tiennent une place majeure dans la structuration de la personne
croyante. Ils apparaissent dès la première alliance (Ancien Testament) et,
conservés par l’Eglise naissante, sont lus dans la lumière du Christ
ressuscité. D’autres écrits sont élaborés par la génération des apôtres
(Nouveau Testament). Ils ont accompagné la transmission de la foi, ont
bénéficié des techniques de reproduction des textes et les ont parfois même
provoquées (passage du rouleau au codex, du codex au livre…).
Si le livre n’est jamais absolutisé, il est vénéré, médité et sa connaissance
confère une autorité. Dans un rituel du troisième siècle, c’est la remise du
livre qui « ordonne » le lecteur, et non pas l’imposition des mains. Preuve
s’il en était besoin du statut très particulier du livre dans la vie chrétienne
et dans la construction de la communauté authentique.
D’ailleurs, au-delà des Ecritures saintes, les chrétiens,
depuis les âges les plus reculés, n’ont pas cessé d’écrire. Pétris de culture
biblique et issus de la culture grecque, ils ont cru à la force de l’écrit, à
sa capacité de persuasion (cf. les Pères apologistes) au point d’accumuler des
textes innombrables dès les tout premiers siècles de la vie chrétienne. Avant
même que soit déterminée la liste des livres considérés comme « inspirés », ils
ont rédigé des lettres, des exhortations, des prières, ils ont recueilli
d’innombrables prédications sur des points de doctrine essentiels pour fixer la
foi naissante. Au point que l’on a pu appeler du beau nom de « Pères de
l’Eglise » ces écrivains innombrables qui ont contribué à exprimer la foi de
l’Eglise, à la façonner, à inventer les concepts si nouveaux de personne ou de
Trinité, concepts neufs et aujourd’hui si évidents que l’on n’en perçoit pas
l’étrangeté et la puissance transformante dans la civilisation mondiale.
Bien plus : très tôt les auteurs chrétiens ont eu conscience que chaque écrit
valait pour lui-même dans la mesure où il était l’expression authentique de la
foi. Ils ont donc procédé par accumulation, avec cette conviction forte que les
livres ne s’annulent pas les uns les autres, qu’ils ne se remplacent pas mais
qu’ils se complètent et s’enrichissent à l’infini.
La lecture spirituelle, la recherche théologique, les études d’exégèse de
l’Église d’aujourd’hui n’annulent pas les travaux précédents. Lire les œuvres
qui nous viennent du passé, c’est accueillir une tradition vivante, c’est
l’enrichir à notre tour de notre vivante participation.
Notre société séculière vit, elle aussi, sur cet acquis et continue à penser
que nous regardons le monde « juchés sur les épaules de ceux qui nous ont
précédés » et bénéficiant de leur effort. Toute notre tradition culturelle et
littéraire, celle qui a fait nos « humanités » vit sur ces présupposés qui sont
directement hérités de la culture chrétienne du livre.
Et pourtant… Qu’en est-il aujourd’hui ? Avons-nous cette
avidité de lecture qui caractérisait nos Pères dans la foi ? Et se retrouvait,
naguère encore, chez les amateurs de littérature, même agnostiques ou
franchement athées, mais toujours humanistes ? Peut-être. Mais nous savons que
lire demande du temps et c’est la principale objection de tout chrétien contemporain.
Prendre la décision de se donner le temps de lire, c’est organiser autrement
son temps, introduire du nouveau dans la succession des heures. Par le livre,
chacun peut se construire différemment des autres et accéder à une vie
intérieure autonome, avec ses repères propres, sa géographie intime, son
identité singulière.
Lire, c’est rompre la monotonie des jours, c’est lutter contre l’usure du
temps. Plonger dans un univers dépaysant, en prenant un livre, signifie se
donner la joie de s’enrichir de ce que l’on découvre. Lire, c’est boire à une
source qui ne s’épuise pas quand on s’en approche. Un livre peut prendre des
couleurs nouvelles selon les moments ; il apporte des parfums capiteux qui
montent à la tête ou descendent dans le cœur, selon les saisons, au rythme des
désirs. Le livre est un objet étrange. Il se regarde, se jauge, se manipule, se
pose, se retrouve. Une phrase est relue, un passage familier ou obscur est à
nouveau déchiffré. Le livre vous attend si le temps manque.
Mais le livre requiert pourtant un minimum de silence intérieur. Un retrait,
une mise à part de ce qui importune. La lecture attend le moment opportun, mais
elle impose des conditions particulières. Il faut la vouloir, comme on veut un
bien précieux, c’est un choix mais aussi une richesse, celle du temps réservé.
Dans ce temps réservé se révèle une part secrète qui n’appartient qu’à soi mais
dont on peut communiquer quelque chose. Le livre est un cadeau que l’on s’offre
à soi-même avant d’être un présent que l’on fait dans la simplicité d’une joie
souriante. Offrir à quelqu’un d’autre un livre, c’est le faire entrer en
complicité avec soi, c’est lui faire signe.
La foi du charbonnier est à respecter et à saluer mais le
charbonnier, pour bien accomplir son œuvre, doit lui aussi entrer dans
l’intelligence de son métier. Croire, c’est adhérer en faisant à Dieu l’hommage
de son intelligence. L’hommage, pas le sacrifice ! Comprendre, comparer,
vibrer, chercher, découvrir, par la lecture, c’est honorer Dieu qui est le
maître de toutes choses. Etre chrétien, c’est le devenir en s’enrichissant des
apports des autres, en habitant la culture d’une époque. Par le livre, chaque
chrétien peut se construire, devenir en somme « l’instituteur » de soi-même.
Chacun constate combien dans sa vie professionnelle il ne peut se contenter de
sa formation initiale, chacun trouve normal de se perfectionner en langues ou
en logiciels et de dégager du temps de formation pour approfondir son métier et
son savoir-faire. De même, ne serait-il pas normal de s'organiser pour
approfondir sa foi et sa vie chrétiennes, notamment en se donnant des temps de
lecture réguliers ?
Ne pourrait-on pas souhaiter que chaque famille puisse faire progressivement
l’acquisition de quelques livres essentiels qui seraient toujours disponibles
pour ses membres, pour les amis qui passent, pour les personnes que l'on
accompagne à un moment clé de leur vie ? Formation humaine personnelle,
transmission des valeurs fondamentales, éveil à la foi et croissance dans la
vie chrétienne, évangélisation, les livres - tous les livres - peuvent vraiment
aider si l'on décide de s'en servir.
Mise à part la question du temps, les objections à la lecture de livres sont
nombreuses. Le désir de lecture, pourtant vif chez beaucoup, présente
l’apparence d’un désir contrarié : « Je voudrais lire mais les livres sont
chers ». « J’ai honte de prendre du temps pour lire en pensant à tous ceux qui
sont dans la misère ». « J’ai envie de tout lire, tout m’intéresse, mais finalement,
je ne sais pas quoi choisir ». « J’essaie de lire, mais je ne retiens rien, à
quoi ça sert ? » La toute première démarche consiste à s’arrêter, à écouter en
profondeur et en vérité son désir de lecture et à prendre des moyens simples
pour y répondre.
On prend facilement rendez-vous pour dîner avec des amis, pourquoi ne pas se
donner régulièrement rendez-vous à soi-même pour une demi-heure de lecture ?
Commencer par ce temps d’arrêt et durer dans la fidélité à ce temps changera
certainement la face des autres objections, parce qu’il y aura eu
expérimentation de la lecture pour elle-même.
Un autre risque consiste à comparer, à assimiler le livre
aux médias, définis comme « supports techniques de diffusion massive de l’information
» ou comme « moyens d’expression transmettant un message à l’intention d’un
groupe ». Comparer les mérites relatifs du livre, de la télévision ou de la
radio relève d’une erreur de perspective culturelle, anthropologique et
historique. L’histoire naît avec l’écriture, et avec elles la religion et son
corps de doctrine, la culture et sa transmission. La notion même de
civilisation et l’idée d’humanité sont inséparables de la naissance de
l’écriture.
Assimiler ou comparer le livre aux médias fait par ailleurs courir au livre un
double risque. Tout d’abord celui d’être distancé par les moyens audiovisuels
et électroniques, puisque ceux-ci privilégient la rapidité de l’information, la
clarté immédiate et la cible la plus large possible de destinataires. Le livre
devient alors le parent pauvre et vieillissant sur lequel on s’apitoie avec
nostalgie. Avec mauvaise conscience aussi parce que l’on sait bien, au fond,
quelle place il a tenu, quelle place il tient encore, et à quel point il est
irremplaçable. Le deuxième risque que court le livre dans cette comparaison est
d’être réduit au « livre pratique », au « livre-ressource » (encyclopédie,
dictionnaire « réponse-à-tout ») ou, pire encore, au « moyen d’évangéliser ».
Prétexte à engager le dialogue, le livre n’est plus qu’un support. Ou bien on
lui demande d’être seulement efficace et facile. Mais tout savoir sur la Bible,
apprendre à prier, connaître l’histoire de l’Église… cela devrait tenir, pour
le lecteur pressé et pragmatique, en quatre pages !
[1] Exhortation apostolique pour le Nouveau millénaire (§39).
[2] Vie ch IV
[3] Je veux voir Dieu, Ed du Carmel, p.196
[4] Saint Augustin, les Confessions, Livre 8, chap 12.
[5] Manuscrits autobiographique, Office Central de Lisieux p.226
[6] Elisabeth de Miribel, Edith Stein, Ed du Seuil, p.59
[7] Jo Croissant, La femme sacerdotale ou le sacerdoce du cœur, Ed des Béatitudes.
[8] Le chemin de la Croix, Ephraïm, Ed des Béatitudes, 1988.
[9] Ed Vida
[10] Jean Paul II Exhortation apostolique pour le Nouveau Millénaire §39.
[11] Certains sont gratuits comme l’Evangile de Saint Jean, Ed des Béatitudes, Burtin, 41600 Nouan-le-Fuzelier